Quelques réalisations
Le jardin d’Isabelle
C’est un grand jardin au cœur d’un village en bord de mer. On ne peut suspecter, passé le virage, en revenant du marché du bourg ou de la plage, cette grande pelouse à l’abri derrière la maison.
Isabelle est notre première cliente, et son jardin, d’une envergure certaine, est un paradis pour les oiseaux, les insectes, et ses petits enfants.
Le premier conseil avec cette généreuse pelouse est de ne plus évacuer l’herbe tondue mais bien de la broyer sur place. Que d’allers et retours à la déchèterie économisés depuis.
Comme les plates bandes sont créées, certaines depuis longtemps, l’idée est de les entretenir : on désherbe, on taille, on paille, ce qui était réalisé mais sans régularité et profondeur jusqu’à présent. On utilise les rondins d’un arbre taillé en guise de bordure. Comme les arbres sont peu nombreux, un apport de copeaux de bois sert de manteau à la terre des massifs fleuris.

En novembre, la maîtresse du jardin accepte l’idée d’une plate bande supplémentaire avec des framboisiers (production maison) dans un sol ensoleillé et frais. Histoire de régaler petits et grands enfants en début d’été. Le futur endroit de la plantation est couvert, quelques semaines plus tôt, de résidus de taille de végétaux variés. Nul n’est alors besoin de désherber, ou si peu, pour préparer la terre. Puis, une fois les framboisiers plantés, un entourage de branches de figuier taillées quelques semaines plus tôt, fait office de bordure façon plessis. Rien de plus économique et écologique. Dans quelques jours, du BRF sera déposé en guise de couverture pour l’hiver.
Il aura fallu à peine deux heures pour cette réalisation.
Au prix où sont les framboises, cela vaut le coup, n’est-ce pas ?
Le jardin de Patrick
Clos de mur, à deux pas de l’église d’un petit village breton, aux vieilles maisons de pierre, ce petit jardin n’avait pas été entretenu depuis trois ans.
La végétation était tellement dense, et plantée si serrée que certaines plantes avaient disparu, et que d’autres envahissaient leurs voisines pour séduire la lumière et croître toujours plus.



Il aura fallu semaine après semaine, jour après jour, tailler, couper, arracher, biner pour nettoyer ce surprenant fouillis. Il était surprenant car je découvrais chaque jour une nouvelle plante qui avait survécu tant bien que mal. Les gestes devaient être précis, délicats mais rapides aussi pour respecter un budget raisonnable.
Toutes les espèces ne pouvant être dérangées au même moment, il a fallu attendre pour tailler le figuier et la glycine, prendre le risque de tailler le forsythias un peu tard dans la saison, et parfois, agir en plusieurs fois. La taille n’est pas anodine pour un arbre. Elle lui laisse des cicatrices. Aussi, pour certains, il était préférable de procéder par étape.
Je n’ai jamais vu autant de variétés de plantes au mètre carré dans un jardin. Tout l’enjeu était donc de leur faire une place à chacune, ce qui s’est fait en sculptant chacune en fonction de ses voisines.
On voit désormais à travers certaines arbres dont on a dégagé la base ou les côtés. Cela donne de la profondeur à ce petit jardin.
Là, il a bien fallu évacuer des branches. C’est Patrick qui s’en est chargé. Quelle corvée ! Mais le jardin a repris sa structure et désormais ce seront des brindilles qui seront taillées et resteront alors sur place.



Ce n’est que le début de la renaissance de ce petit jardin de curé.
Le rouge-gorge qui m’accompagne chaque jour fidèlement dans mes travaux, et moi-même avons hâte de voir le petit jardin au printemps.

